Comment je vais devenir fou avec le Coronavirus

Chat dans un carton qui plante ses griffes dedans. Allégorie du stress ressenti et du risque de devenir fou avec le Coronavirus et le confinement. Photo : Antistress de Juan Gomez. Article de Ma famille de ouf

Le Coronavirus est un virus qui, outre le fait de squatter nos Ă©crans et nos ondes est particuliĂšrement dangereux tant dans sa propagation rapide que dans ses risques de complication. Mais nous n’allons pas dĂ©velopper davantage l’information sur la maladie causĂ©e par ce virus, vous avez tout Internet, la tĂ©lĂ© et les radios pour en savoir plus. Ici, nous allons nous demander pourquoi, un Ă©vĂšnement majeur de ce type et ses consĂ©quences peuvent nous faire pĂ©ter les plombs, nous faire devenir fou, nous tous, y compris les personnes malades psychiques.

On va parler de stress, stresseur, bassine Ă  caca, stratĂ©gie d’adaptation et du modĂšle vulnĂ©rabilitĂ©/stress.

Vous vous rappelez sans doute que nous avons prĂ©sentĂ© le modĂšle vulnĂ©rabilitĂ©/stress, mais si, vous savez ! le modĂšle de la bassine Ă  caca ! (Allez voir si ce n’est pas clair pour vous)

1. Rappel bref du modÚle vulnérabilité/stress

Selon ce modĂšle, nous aurions chacun une vulnĂ©rabilitĂ© biologique au stress. Celle-ci peut ĂȘtre plus ou moins importante en fonction des personnes, de leur biologie, de leurs traumatismes, etc. Cette vulnĂ©rabilitĂ© dĂ©termine la quantitĂ© de stress Ă  laquelle la personne est capable de faire face tout en continuant Ă  fonctionner correctement.

On a tous des ennuis par moment dans la vie et il est possible de rĂ©ussir Ă  y faire face sans pĂ©ter les plombs. Mais, si le stress dĂ©passe notre capacitĂ© Ă  encaisser et Ă  gĂ©rer et ben
 ça peut se passer tout autrement. Dans ce cas, en fonction de notre biologie, on peut tomber malade : avoir une poussĂ©e d’eczĂ©ma ou avoir mal au ventre ou dĂ©velopper un trouble dĂ©pressif ou une schizophrĂ©nie ou que sais-je encore


Bien entretenir notre bassine Ă  soucis, bien gĂ©rer notre stress est important et ce n’est pas si Ă©vident dans une situation telle que le confinement et avec une menace de maladie grave. Pour quelles raisons ?

Pour comprendre cela, je vais vous prĂ©senter l’échelle brĂšve d’évaluation du stress et des stresseurs de Charly Cungi (1997).

2. Évaluation stress et des stresseurs

Les stresseurs sont les Ă©vĂšnements stressants qui nous arrivent. Le stress est la rĂ©action d’adaptation de l’individu face Ă  toute stimulation (rĂ©actions physiologiques, psychosomatiques), ce que nous ressentons. On a souvent l’impression que les deux sont corrĂ©lĂ©s, mais ce n’est pas nĂ©cessairement le cas. Il est possible d’avoir peu de stresseurs et de se sentir stressĂ© (quand on a une grande vulnĂ©rabilitĂ© au stress, une petite bassine Ă  caca qui est vite pleine). Il est Ă©galement possible d’avoir beaucoup de stresseurs et se sentir calme (quand on a une petite vulnĂ©rabilitĂ© au stress : une grande bassine Ă  caca dans laquelle il y a beaucoup de place ou quand on gĂšre rĂ©guliĂšrement et efficacement ses stresseurs). En fait, il y a 4 cas dĂ©crits par Charly Cungi :

  • Stresseurs faibles et stress ressenti faible
  • Stresseurs importants et stress ressenti important
  • Stresseurs faibles et stress ressenti important
  • Stresseurs importants et stress ressenti faible
Illustration de l’échelle brĂšve des stresseurs et du stress de C. Cungi (1997)
4 possibilités illustrées :
Petit caca et smiley zen
Gros caca et smiley zen
Petit caca et smiley stressé
Gros caca et smiley stressé
Illustration de l’échelle brĂšve des stresseurs et du stress de C. Cungi (1997)

On perçoit qu’il y a des situations plus favorables que d’autres


  • Ressentir peu de stress est toujours plus confortable, surtout s’il y a beaucoup de stresseurs dans notre vie, mais il ne faut pas tirer sur la corde. Si la situation dure dans le temps ou s’intensifie, il est difficile de rester dans cette situation sans risquer des consĂ©quences nĂ©gatives du stress. Notre santĂ© physique et psychique est menacĂ©e Ă  long terme.
  • Ressentir peu de stress alors qu’il y a peu de stresseurs est plutĂŽt confortable. C’est une situation idĂ©ale pour des vacances par exemple. Mais, si l’on n’est jamais ou trop peu souvent exposĂ© Ă  des situations stressantes, on risque de ne pas ĂȘtre entrainĂ© Ă  y faire face lorsqu’elles vont indĂ©niablement se prĂ©senter et de se retrouver alors en difficultĂ©.
  • Ressentir beaucoup de stress lorsque l’on vit beaucoup de stresseurs est cohĂ©rent et nous permet de nous alarmer sur le fait qu’il faut que l’on gĂšre nos difficultĂ©s ou le stress ressenti. C’est primordial, car Ă  la longue, il peut y avoir des rĂ©percussions sur notre santĂ© physique ou psychique.
  • Ressentir beaucoup de stress alors qu’il y a peu de stresseurs n’offre pas vraiment d’avantage, il est alors sans doute urgent de prendre soin de son stress, car on est probablement trĂšs vulnĂ©rable au stress (petite bassine).

3. StratĂ©gies d’adaptation (coping)

Chacun a dĂ©veloppĂ© des stratĂ©gies pour faire face au stress. On appelle ça des stratĂ©gies d’adaptation ou stratĂ©gies de « coping Â». Certaines de ces stratĂ©gies sont plus efficaces que d’autres.

Il ne s’agit pas, ici, de dire quelles sont les stratĂ©gies universelles, prouvĂ©es scientifiquement, pour tout le monde, tout le temps. A ce jour, Ă  ma connaissance, nous n’avons pas de stratĂ©gie miracle. Il s’agit plutĂŽt de comprendre trois choses.

  1. On a chacun des prĂ©fĂ©rences dans les stratĂ©gies de gestion du stress : certains adoreront aller faire un massage et ça les dĂ©tendra efficacement, d’autres ne supporteront pas de se faire toucher et ça les stressera davantage, idem pour la relaxation ou autre. Ce sont des diffĂ©rences individuelles qu’il convient de prendre en considĂ©ration. Ce n’est pas parce que telle ou telle stratĂ©gie convient ou ne convient pas au beau-frĂšre de votre cousine que ce sera la mĂȘme chose pour vous.
  2. Il existe des stratĂ©gies moins bien adaptĂ©es au sens oĂč mĂȘme si elles peuvent ĂȘtre extrĂȘmement efficaces Ă  court terme, peuvent ĂȘtre extrĂȘmement nocives Ă  moyen ou long terme en maintenant ou aggravant le problĂšme. Je pense, par exemple, Ă  la prise de toxiques. Par exemple, boire de l’alcool peut ĂȘtre pour certains, un excellent moyen de ne pas ressentir le stress. C’est trĂšs efficace. Mais uniquement Ă  court terme, voire Ă  trĂšs court terme, et le prix Ă  payer derriĂšre est trĂšs cher. Il est cher au niveau santĂ© bien entendu, mais Ă©galement au niveau du stress lui-mĂȘme qui rĂ©augmente derriĂšre et se majore. Je donne l’exemple des toxiques, mais il existe beaucoup de stratĂ©gies qui, aprĂšs avoir diminuĂ© le stress ressenti, le maintiennent ou l’augmentent. D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les stratĂ©gies d’évitement des Ă©motions peuvent ĂȘtre dans ce cas.
  3. Il est possible que certaines stratĂ©gies soient adaptĂ©es ou non pour nous en fonction de la situation, en fonction du moment de notre vie. Les choses ne sont pas figĂ©es. Il y a des stratĂ©gies « de crise » et des stratĂ©gies davantage « de traitement de fond ». (On ne fait pas la mĂȘme chose lorsque l’on entretient un bateau Ă  quai au calme et lorsque l’on doit faire face Ă  une fuite dans la tempĂȘte). Avoir un rĂ©pertoire de stratĂ©gies variĂ©es, nous permet de faire plus facilement face aux difficultĂ©s de la vie.

Avoir un répertoire de stratégies variées, nous permet plus facilement de faire face aux difficultés de la vie.

Vous l’avez compris, on va s’intĂ©resser aux stresseurs qui remplissent notre bassine et Ă  leur gestion. Lors d’un Ă©vĂšnement tel qu’une pandĂ©mie et un confinement, des facteurs vont jouer sur les deux cĂŽtĂ©s de la balance Ă  la fois sur l’augmentation des stresseurs et sur la diminution des possibilitĂ©s d’adaptation. Du coup, ouch ! ça peut vite dĂ©border notre bassine !

4. Comment un évÚnement tel que le Covid-19 et le confinement associé peut-il augmenter notre quantité de stresseurs ?

  • On peut ĂȘtre prĂ©occupĂ© par les risques de mort, de maladie pour nous, nos proches, les autres.
  • On peut souffrir de cette maladie corona ou d’une autre qui peut se majorer indirectement par la crise sanitaire.
  • On peut avoir des difficultĂ©s Ă  gagner sa vie.
  • On peut sentir nos proches, famille ou amis fragilisĂ©s et ne pas pouvoir accĂ©der Ă  eux.
  • On peut vivre la souffrance de tous au travers les informations en continu Ă  la tĂ©lĂ© ou sur Internet.
  • 

Illustration de l'augmentation des stresseurs et du risque de devenir fou.
Petit caca souriant, flÚche vers gros caca paniqué.
Illustration de l’augmentation des stresseurs

5. Comment un évÚnement tel que le Covid-19 et le confinement associé peut-il diminuer nos capacités de gestion du stress / coping adaptées ?

  • ImpossibilitĂ© de supprimer le Corona : Impuissance, ce n’est pas de notre ressort (on ne peut pas faire de rĂ©solution de problĂšme dessus)
  • Moins d’accĂšs au soutien de nos proches
  • Moins d’activitĂ©s stimulantes intellectuellement, physiquement, relationnellement
  • Moins d’accĂšs au soin
  • Moins de moyens financiers pour avoir de l’aide
  • Incertitude de la durĂ©e : impossibilitĂ© de planification de nos ressources
  • 


L’incertitude de la durĂ©e du confinement et des restrictions associĂ©es limite notre capacitĂ© Ă  gĂ©rer nos ressources dans une durĂ©e dĂ©finie. On est souvent en capacitĂ© d’organiser nos ressources pour « tenir Â» un temps dĂ©fini, puis organiser nos stratĂ©gies pour l’aprĂšs. Par exemple, « ok. Je n’ai plus de cours de sport, de peinture et je ne mange pas avec mes amis pendant deux mois, mais je fais du sport Ă  la maison et j’organise des super vacances en famille le mois d’aprĂšs pour me ressourcer Â». Dans la situation du Covid-19, l’Ă©volution est incertaine, par consĂ©quent les mesures restrictives ont une durĂ©e et une intensitĂ© incertaines Ă©galement, ce qui limite la stratĂ©gie de planification et de gestion de l’utilisation de nos ressources dans le temps. On ne gĂšre pas de la mĂȘme façon, si on doit tenir une semaine, un mois, six mois ou un an. Et lĂ , on ne sait pas.

6. Notre bassine à caca se remplit et on peine à la gérer

Quand la bassine est pleine trop longtemps, trop souvent, ou si elle dĂ©borde, on peut basculer dans la maladie : de la dĂ©prime Ă  la dĂ©pression ou toute autre maladie ou accentuer une autre maladie dĂ©jĂ  prĂ©sente. On peut « pĂ©ter les plombs« . Il est important d’optimiser sa santĂ© mentale pour y faire face.

6.1 Pourquoi ça peut ĂȘtre pire pour notre proche malade psychique ?

Il est possible que notre proche ait une plus grande vulnĂ©rabilitĂ© au stress (que sa bassine soit plus petite) et/ou qu’elle soit dĂ©jĂ  bien remplie par les stresseurs liĂ©s Ă  la maladie elle-mĂȘme, donc que les stresseurs supplĂ©mentaires dĂ©bordent la capacitĂ© de sa bassine et dĂ©stabilisent son Ă©quilibre psychique si celui-ci Ă©tait Ă©quilibrĂ©. Il est Ă©galement possible que, dans le mĂȘme temps, il soit privĂ© des stratĂ©gies d’adaptation auxquelles il avait recours jusque-lĂ  (par ex : moins de rendez-vous avec son Ă©quipe de soin, pas de groupe thĂ©rapeutique, pas de sorties entre amis, moins d’activitĂ© physique
). Plus de stresseurs et moins de stratĂ©gies d’adaptation, vous l’avez compris, l’addition peut ĂȘtre salĂ©e Ă  payer si elle provoque un dĂ©sĂ©quilibre psychique allant peut-ĂȘtre jusqu’Ă  une rechute.

6.2 Pourquoi ça peut ĂȘtre mieux pour notre proche malade psychique ?

Contrairement Ă  ce que l’on peut imaginer, certaines personnes malades psychiques peuvent se sentir confortables dans cette pĂ©riode de confinement, car parfois, celle-ci peut diminuer certains stresseurs : ĂȘtre en relation avec d’autres, devoir faire bonne impression, devoir ĂȘtre « correct Â», etc. peut stresser certaines personnes et ne plus avoir Ă  cĂŽtoyer du monde peut entrainer un soulagement. Attention toutefois, ce soulagement est souvent de courte durĂ©e et lorsque les personnes doivent Ă  nouveau entrer en relation, la coupure peut rendre les choses plus compliquĂ©es encore Ă  l’issue. (On a parlĂ© plus haut des risques avec les stratĂ©gies d’évitement).

D’autres personnes peuvent ĂȘtre, au contraire, surentrainĂ©es Ă  faire face Ă  la solitude et s’y ĂȘtre adaptĂ©es. Le confinement ne change pas grand-chose pour ces personnes en tout cas, tant que le stress liĂ© Ă  la maladie virale n’est pas trop important.

7. Comment kon fait pour ne pas devenir fou alors ? Conseils

Non. On n’est pas obligĂ© de devenir fou. On peut tenter de gĂ©rer notre bassine Ă  caca et le stress que nous ressentons. Il ne s’agit pas tant de conseils que d’une mĂ©thode que je vous propose aujourd’hui :

  • Etape 1 : repĂ©rer nos stresseurs (pas uniquement ceux liĂ©s au Corona virus)
  • Etape 2 : repĂ©rer nos stratĂ©gies habituelles de faire face
  • Etape 3 : appliquer celles qui sont applicables dans notre situation actuelle
  • Etape 4 : Ă©valuer :
    • si c’est suffisant : cool. On savoure et on poursuit
    • si ce n’est pas suffisant : explorer de nouvelles stratĂ©gies

(Je vous ai vu. Si si. Je vous ai vu. Vous avez lu, mais vous ne l’avez pas fait. Allez ! Hop ! On prend un crayon ou un fichier texte et on fait le bilan. On se penche quelques minutes sur l’Ă©tat de notre bassine et ce que l’on peut faire pour nous aider. Pour plus de dĂ©tail sur cette mĂ©thode cliquez ici)

8. Comment explorer de nouvelles stratĂ©gies d’adaptation ?

Il est prĂ©cieux d’explorer les stratĂ©gies avec un esprit d’ouverture et d’application suffisante avant de la balayer. Par exemple, la mĂ©ditation de pleine conscience, stratĂ©gie trĂšs rĂ©pandue en ce moment, demande souvent 8 semaines d’entrainement quotidien et une guidance professionnelle pour que les personnes sachent en maitriser les rudiments et constatent les effets pour eux. Il n’est pas rare que les premiĂšres sĂ©ances soient vĂ©cues comme pĂ©nibles et, si on s’arrĂȘte-lĂ , on risque de passer Ă  cĂŽtĂ© de ses bienfaits. Par contre, si au bout du compte la personne constate que ça ne lui convient pas, c’est ok. Si aujourd’hui dans sa vie ce n’est pas pertinent, Ă  une autre pĂ©riode de la vie peut-ĂȘtre que ça le deviendra ou peut-ĂȘtre jamais. De la mĂȘme maniĂšre, pour toutes les stratĂ©gies, si on se met Ă  la peinture ou au sport, il n’est pas dit qu’on en retire un bĂ©nĂ©fice dĂšs les premiĂšres sĂ©ances. Donc, on s’offre le temps d’explorer avant de dĂ©cider.

Vous n’avez pas d’idĂ©es de nouvelles stratĂ©gies Ă  explorer ? Demandez-moi dans les commentaires un petit article dessus. â˜ș

Et si ça ne va vraiment pas ? On se rapproche de professionnels adaptĂ©s : Ă©coutants des lignes mises Ă  disposition, mĂ©decins, psychologues, urgences (15). Mais on ne reste pas seuls avec notre dĂ©tresse, on s’entoure, mĂȘme de loin.

Surtout, prenez soin de vous !

RĂ©fĂ©rences :

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3 Replies to “Comment je vais devenir fou avec le Coronavirus”

  1. Merci pour cet article. J’ai eu un trouble de l’anxiĂ©tĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e et trouble panique il y a quelques annĂ©es. Avec l’arrivĂ©e du coronavirus j’ai vite arrĂȘtĂ©e les infos en continu car cela est trĂšs anxiogĂšne. J’ai aussi remarquĂ© que je ressentais un peu de stress Ă  l’idĂ©e de sortir de chez moi : Ă  force de ne plus sortir, l’anxiĂ©tĂ© Ă©tait rĂ©apparue. C’est dingue. Heureusement comme j’en ai conscience, que je sais quoi faire et que je ne m’en inquiĂšte pas tout va mieux 🙂

    1. Ma famille de ouf dit : RĂ©pondre

      Wow… pas trĂšs amusant de voir revenir l’anxiĂ©tĂ©… Bravo Ă  vous d’avoir repĂ©rĂ© ce qu’il se passait et d’avoir su gĂ©rer les choses de maniĂšre Ă  ce que tout se passe bien ! đŸ’Ș

  2. Hello ! Je te rends visite suite Ă  ton passage sur notre blog Endless Riviera 🙂 (article sur la mĂ©ditation).
    Pour rebondir sur ce que tu dis sur les premiĂšres sĂ©ances de mĂ©ditation qui sont pĂ©nibles : j’ai eu du mal Ă  trouver du plaisir dans la mĂ©ditation, mais maintenant j’ai trouvĂ© la mĂ©thode qui me convient et qui me fait un bien fou !!!! Le stress s’en va de suite ! Merci pour cet article trĂšs complet 🙂

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